Voici, un survol de l'histoire d'un « studio d'animation » qui n'en avait pas officiellement le statut bien qu'il se soit acquis une réputation internationale!

À la télévision de la Société Radio-Canada, dès 1952, l'émission Chants et danses du monde, en onde toutes les deux semaines, demande quantité de dessins pour illustrer les costumes, l'architecture, les paysages et la vie des pays visités. À chaque 5 secondes, on change d'image, ce qui nécessite de produire 10 à 15 dessins par jour. Frédéric Back commence alors à demander des mouvements de caméra et à jouer avec des découpages pour animer ses dessins. Du coup, il réalise qu'on peut prolonger leur durée d'utilisation tout en créant un effet de surprise.

[Vidéo] Extrait vidéo où on voit Frédéric Back travailler à un dessin.
Crédit : Radio-Canada, Orientation,1962, 00:35

Pour Les mystères de la planète, émission animée par Jean-Louis Millette, Frédéric Back fait de l'animation sur film avec une machine rudimentaire, appelée appelée animographe, où les images sont commandées une à une par une manette. Cela permet de suivre le rythme des mots, car tout se déroule en direct dans le studio. Ça fonctionne assez bien et des commandes de films animés en 16 mm sont passées par Fernand Séguin pour sa série La science en pantoufles afin d'alimenter cette dévoreuse d'images qu'est la télévision.

« Pour Scaramouche, l'animation a été filmée avec une caméra Bolex, image par image. Elle était fixée sur un tuyau de chauffage et c'est le calorifère qui servait de table d'animation. Ces 8 ½ minutes d'animation ont été réalisées en 3 semaines de folles nuits et journées de travail » se rappelle Frédéric Back.

[Vidéo] Frédéric Back parle des débuts de la SRC et de la polyvalence de ses artisans.
Crédit : Radio-Canada, Ciné-Magazine,1977, 02:00

[Vidéo] Frédéric Back explique comment fonctionnait l'animographe.
Crédit : Radio-Canada, Ciné-Magazine,1977, 00:29