Contre toutes les pollutions

Au mot « pollution », ce sont souvent des images de gaz toxiques ou de produits chimiques qui nous viennent à l'esprit; mais la pollution peut être aussi biologique, sonore ou même visuelle. À son arrivée au Québec, Frédéric Back est marqué par la transformation incontrôlée des paysages urbains, une forme de pollution visuelle devenue fréquente dans de nombreuses villes où « la précarité des constructions et le goût du changement ont réduit le passé à des vestiges ». L'urbanisme des années 60 et 70 semble avoir oublié que les villes sont faites pour y vivre : « La rue, bruyante, étouffante de gaz nocifs, dominée de voies élevées, surélevées, encombrées d'enseignes, a perdu tout charme. Les édifices en hauteur, serrés les uns contre les autres, en ont fait des canyons, privés de lumière, balayés de courants d'air poussiéreux. » Les citadins, aujourd'hui plus conscients des coûts humains, sociaux, environnementaux et économiques de la pollution, tentent de redonner de l'air, de l'espace et de la verdure à leur ville; mais il reste encore beaucoup à faire.